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Frau Beate und ihr Sohn
1 # n n K Acan
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LA REVUE DE FRANCE
Elsene peut, un jour ou l'autre, qu’étre contrainte de disparaitre,
aprés avoir été forcée de se salir.
Dans Madame Béate et son flls (x), Arthur Schnitzler étudie,
comme il l’avait déjà fait dans Madame Bertha Garlan, le réveil
de la sensualité endormie chez une veuve. Cette fois-ci, d’ailleurs,
l’étude est double et se complique de celle de l’éveil de la sensua¬
lité chez l'adolescent. Les deux crises évoluent parallélement
chez la mère et chez le fils et réagissent l’une sur l’autre. La
fin est comparable à celle de Mademoiselle Else: la mère et le
fils, sentant leur äme à jamais souillée par la boue au milieu de
laquelle les ämes vulgaires peuvent seules accepter de vivre, se
suicident de compagnie. L’art délicat et profond de l'’auteur rend
infiniment captivante l’étude de ce cas évidemment freudien,
dont les ressorts psychologiques sont analysés avec une rare
pénétration et une fine légèreté. Autour des personnages princi¬
paux s’agitent, dans une station estivale du Tyrol autrichien,
divers types dont les silhouettes sont tracées avec un art savou¬
reux, relevé d’une pointe d’humour. La traduction de MM. A.
Hella et O. Bournac, aisée et coulante, ales mémes mérites que
ses devancières.
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Eugénie, ou l’Epoque bourgeoise (2), de M. Heinrich Mann,
décrit une partie de la société allemande, au lendemain de la
victoire de 1871 et dela reconstitution de l’Empire. Des commer¬
çants se lancent dans des spéculations risquées, encouragés par
le séduisant aventurier Pidohn. La fin inévit. de l’aventure
est un krach ou sombreraient la fortune et l’honneur du consul
West, s’il n’était sauvé, au dernier moment, par le bourgmestre,
en souvenir d’un service que se sont jadis rendu leurs ancétres.
L’intrigue principale ne fait que transparaitre à travers l'histoire
de la composition et de la représentation d’une comédie d’ama¬
teurs, qui doit mettre en scène Napoléon III et l’impératrice
(1) A. Schnirzunn, Madame Beate et son fils, roman traduit de l’allemand par A. HELLA
et O. Bounnac, V. Attinger, édit., Paris.
(2) H. Manx, Eugenie, oder die Bürgerzeit, P. Zsolnay, édit., Vienne.
uageenl.
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Von wenigen Ausnahinen abgeschen — ich
meine vor allem Glaeser und Roth — be¬
schränken die französischen Verleger sich in¬
ihren Ubertragungen aus der deutschen Roman¬
literalur durchwegs auf Autoren und Werke,
die mit der geistigen, ethischen und künstleri¬
schen Atmosphäre des heutigen Deutschland
keine Zusammenhänge mehr haben. Es ist
sicher nicht verwerflich „Frau Beate und ihr
Sohn“ von Artur Schnitzler zu übersetzen.
Aber wie wäre es, wenn die Verlagsberaler“
sich einmal in Felix Bertaux' ausgezeichnetem
„Panorama de la littérature allemande“ um¬
sellen wollten, um auch den jüngeren deut¬
schen Dichtern gerecht zu werden? .
Am ersten A