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Ma
16.3. Dieletztenn
110 d
40 M
(Les Derniers masques)
et la critique
La critique est unanime à reconnaitre la
profonde originalité dramatique de la
pièce de M. Schmitzler et à cons¬
tater son très grand succès
Le Figaro (M. R. de Flers) :
Les Derniers masques sont une ceuvre de pre¬
mier ordre, poignante et subtile ou S’allient
merveilleusement Thabileté scénique et la jus¬
tesse des sentiments. Les caractères et les si¬
tuations y ont surtout un sens profond et phi¬
losophique, bien qu’on n’y rencontre jamals
rien dabstrait. L’idée maitresse de la pièce est
belle et émouvante, cruelle aussi, et d’un réa¬
lisme impitoyable.
Le Matin (M. Guy Launay) 1
Gräces soient enfin rendues à M. Lugné-Poe.
Nous aurons, cette fois, connu par Jui, une ceu¬
vre qui offre plus que de l’intérêt, qui a sans
doute de la beauté vraie. Ce n’est qu'un acte,
les Derniers masques, traduit par MM. Rémon
et Valentin du lexte allemand de M. Arthur
Schnitzler, et le sujet en est simple... Cette in¬
dication ne donns qu'une idée tres lointaine de
la pièce de M. Schnitzler, et surtout elle ne
permet pas de sentir tout ce que l’auteur y a
mis de force émouvante et de vérité tendre..
Comedia (M. G. de Pawlowski) :
Tout cela est traité avec conscience, avec une
foi germanique inlassable, et certains Specta¬
teurs qui décident volontiers de la gravité d’une
ceuvre d’après son sujet, ne manqueront pas
de parler à ce propos d’ouvre forte. La réalité
de chaque jour, au tribunal ou dans les höpt¬
taux, nous fournirait à ce compte-lä des dra¬
mes plus poignants encore, mais ceci ne suffit
pas toujours à constituer une cuvre littéraire.
Le Journal (M. Abel Hermant) :
La pièce d’Arthur Schnitzler n’est pas gaie,
mais elle est intéressante et parfaitement tra¬
duite par MM. Rémon et Valentin, les excel¬
lents traducteurs de la Retraile.
L’Echo de Paris (M. F. de Nion) :
Ce petit acte, dans sa concentration puis¬
sante, est tres remarquable.
LEclair (M. Paul Souday) 7
M. Arthur Schnitzler est un dramaturge vien¬
nois, qui a une brillante réputation dans Son
in
pays. Nous avons déjà vu de lui, à Paris, quel¬
ques ouvrages un peu menus, mais distingues.
La pièce en un acte jouée hier à I(Euvre dans
10
la traduction française de M. Rémon et de
de
Mmne Valentin est ingénieuse et saisissante. Les
I4
idées y restent à l’état d’indication: il est par¬
1a
fois plus original de suggèrer que de develop¬
per. L’esprit de l’auditeur est plus longtemps
a
ébranlé par une sorte de son de cloche à ré¬
sonances lointaines que par un exposé trop
net auquel il serait mutile de s’arrêter, puis¬
C
qu’on aurait tout de suite tout compris..
Paris-Journat (M. Régis Gignoux) :
L’acte de M. Schnitzler, fraduib avec aufänt
4
de tact que de vigueur par MM. Maurice Ré¬
mon et N. Valentin, qui savent choisir leurs
K
collaborateurs de langue allemande, a été la
S
grosse émotion et le principal succès de la soi¬
p
rée. C’est une scène d’une concision et d’une
vérité singulières; elle renferme toute la tris¬
tesse et toute la résignation que peut inspirer
la mort.
Le Temps (M. Ad. Aderer) :
n
Les Derniers Masques est une comédie d’un
auteur autrichien A. Shnitzler Habilement tra¬
box 22/2
duite por MM. Maurice Rémon et N. Valen¬
tin.
Cette pièce est fort curieuse et d’une psycho¬
logie savante.
Erceisior. (Intérim) :
M. Schnitzler expose dans les Derniers Mas¬
ques, avec une intensité dramalique réelle, un
fait psychologique d’observation courante et
qui pourrait prêter à de beaux développements
dans un grand oufrage.