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eechenennenemeteue IIOre 1ut uut uut BtE SuLIrst
litaire allemande a Ad intervenir à diverses XI.e siecle. dont on a beaucone parlé dans je parteut esinmte aver ses armes, T’armée
reprises pour remettre a#
soint certains ges derniers temps, et dans lequel, sousledu peuple allemandl., II faut apprendre
anx gens que celui qui ne sait pas l’alle¬
récits par trop audacieus t infideles ou les apparences d’une sorte de philosophie
meine mensongers!
mand est un daria] I’allemand doit de¬
de Lhistoire, il exalte avcc une sorte de
Je signalerai notamment certaine Con¬
(venir I langue uriverselle!
mysticisme sectaire les réves les plus or¬
quêle de la Belgique en 1874, (die Eroberung queilleux du pangermanisme. En quelques
Ce sont là, dira-t on, de folles aberrations
Belgiens rord) par le major von Strantz, qut années ce livre, od il est démontré avecld’un esprit dévoyé! D’accord! Mais c’est
lourmille destelles inonstrucuses contre-vé: force sophismes historiques, ethnographi-Javec des aberrations du mème genre qu’on
rités, semences de haine, que la Komman- ques et esthétiques qu’ily a dans le monde Inous a menés ou nous sommes! Avant la
datur de Louvain a Jü protester et réta- une race supérieure, une race élue, desti-jcatastrophe, nous considérions aussi comme!
Plir les faits inexactement rapportés (2). uéeaux pliis hautes mistions civilisatricesldes aberrations les frénôtiques sophismes
Dans le mème genre, je citerai encore 1e et à l’héßémonie du monde: le Germain, cefdes Teitschke, des von Bershardi, des 1%..
benius, etc. C’est de ces aberrations qu’est
Fahnenträger von Verdun (le Porte-élendard livre a atteint plus de dix éditions et il a
(e Verdun) récits de la guerre. réunis pour été traduit en plusieurs langues (français et
faite la réalité du moment!
la jeunesse müre (reisere Jugend), par K. anglais).
Mieux encore: les hommes d’achion, — les
Fr. Stauffer. Ce livre a soulevé de vives
seuls qui comptent, — ne nous ont pas ca¬
Depuis que la guerre a éclaté, M. H. S.
protestations de la part méme des auforités Chamberlain publie ses réflexions sur les
ché leur opinion au sujet des réves des pa¬
ecclésiastiques allemandes, en raison du gvénements en de petits fascicules intitulés:
cifistes, des aspirations humanitaires aux¬
röle qu’on vattribue aus prétres catholl Kyiegsaufsälze (Pages de guerre) Cela se
quelles les nations civilisées ont cherché à
ques de Belgique et de France dans les
lit(donner un semblant de réalisation ensi¬
vend à des milliers d’exemplaires. Ou y
prétendues atrocités des civils et des francs¬
des choses qui font douter le la solidité du’gnant les malheureuses conventions de la!
tireurs
Haye. On s’en gausse, en s’en moque!
bon sens-humain:
Malheureusement, ces rectifications et ces
Dans toute l'Allemagne-et M. Chamber. Quant aux regrets poétiques, aux sonpirs)
protestations par li voie des journaux quo¬
lain assurel'avoir parcourue et interrogée douloureux que la guerre inspire aux jeu¬
tidiens s’effacent et disparaissent vite: les
nes écrivains dont on nous entretient, cel
dans tous les sens — au cours deces qua¬
livres restent et le venin qu'ils distillent
sont à leurs yeux des fadaises sentimenta¬
rante-trois dernières années, il n’a pas vécn
continue de propager l’intoxication de l’es¬
un homme, — von pas un seul! — quießt
les dont on ne peut que rire! N’oublionst
prit public contre Jequel nous voulons tous
vonlu la guerre! Celui qui dit le contraire pas que toute l’Allemagne en armes à dans¬
ment eciemment ou inconsciemment!
lutter.
les mains le fameux bréviaire du parfaits
Voici une brochure d’un médecin berli¬
Et ceci:
guerrier allemand, ce Kriegsgsbrauch imd
nois, le Dr Magnus Hirschfeld: Warum
Landeskrieg on il est recommandé autori¬
IIn’ya pas de parti de la guerre en Alle¬
hassen uns die Völker? (Pourquoi les peu¬
magne. C’est lä une invention mensongére itativement à chacun de ne pas prüter P’o¬
#les nous haissent!) Le titre m’avait attiré:
reille aux suggestions sentimentales des ré¬
du Times
il semblait annoncer une sorte d’examen de
veurs humanitaires.
C’est encore mentir que de représenter
conscience, il promettait une enquéte mo
Ces farouches enseignements, il ne faut
rale. Point! La brochure du Dr Magnus I'Allemagne comme un Hars milffatre; elle pas qu'on les oublie ou qu'on les passe
Hirschfeld est une nouvelle et folle exalta- he l’est pas et la preuve, ec’est que sur
sous silence: il faut au contraire que nousg
tion du germapisme et de la Kullur. Avec deux officiers, l’un est professeur, négo¬
les ayors toujours présents à l’esprit afin
une sorte d’orgueil, l’auteur constate que ciant ou avorat !,
d’en entretenir plus vivace le mépris et
les Allemands ont contre eux la moitié des
En bonne logique, c’est àla conclusion Lhorreur dans la conscience de l’humanité l)
habitants de la terre:Die Hälte der Erdbe- opposée qu’il faudrait plutôt aboutir après Le joar ou l’abominable erreur germani¬
wohner sieht gegen uns ! Un esprit libre et cette constatation; mais les exigences de la que aura été publiquement, unanimement,
impartial, devant une pareille hostilité, au- logique n’embarrassent pas plus M. Cham: solennellement abjurée, en fait et en prin¬
raitcherché à saisir cequi, dans la politi berlain que celles de la véracité. Après Lou- cipe, mais alors seulement, il sera temps dek
que de l’Allemagne, dans les gestes, dans vain, Dinant, Reims, Soissons, Andenne, laisser se méler à nos justes rancunes le cri ##
les attirudes ou dans les idées des Alle- Arras, il ose écrire que eles soldats alle de douleur des ámes nobles de là-bas, vic¬
mands, a déchainé contre eux une animad- e mands, les plus disciplinés du monde, times & des mauvais bergers qui les ont##
version si générale. Cette recherchen'a pas en'ont jamais touché un cheveu des habi- Ccontraintes au meurtre et à la déraisonlo.
un seul instant précccupéle Dr Hirschfeld. #tants paisibles et innocents.,. Les officiers
Maurice KUFFERATH,
Il'se borne à affirmer que si les Allemands ese sonttoujours préoccupés de sauvegar¬
de I'Académie royale de Belgique.
sont détestés, ce n’est pas de leur faute, e der les ceuvres d’art et les collections
##'est la faute à ela presse du capitalisme escientifiques!y (sic). Ce sont les soldats
M Romain Rolland, auquel nous avons
Canglo-français, qui de tenigs immémorial français, russes et anglais qui sont animés
Wles calomnie 1 e Des avant la guerre, ed’une aveugle nassion de destruction, qui communiqué cette letre, nous écrit:
•Je me permettrai de remarquer g
econstate-t-il encore, on nous hafssait, non &leur aété insufllée par une longue série de
l’intérersante lettre de M. Kufferath #'est
&pas à cause de nos Jaiblesses, mais à cause e mensonges systématiques!.
de notre force! Ce ne sont pis ses désauts. Pour M. Chamberlain, le roi Edouard VII das du kont une réhonse d mes articles.
&cesont ses qualités qui ont rendu l’Al’e- était e un intrigant), le roi George V est „ Ma thèse (exprimée notamment dans
mand haissable!) Te traduis textuelle- une sorte d’illettré, vqui avouait, ilyaquel- Lilléralure de gierre), c’est qu’il y a une
mnent. Partout le Dr Hirschfeld nedécouvre eques années encore, n’avoir jamais entendu Jeune Allemagne, ennemie de l’impérialis¬
que sentiments de jalonsie, de basse envie! e parler de Geethe et ne pas savoirqui c’é. me, du pangermanisme, des Ostwald, des 1
Tous les peuples mentent, ignorent, se lais: etait.s Les Anglais sont des butors sans Chamberlain, de tous les vieux pontifes de
sent gruger! Seuls, les Allemands sont par- cuifure, qui ne savent mème pas parler cor- l’hégémonie intellectuelle et wilitaire du
faits et intangibles!
rectement leur langue et dout dla valeur monisme impérial. — Lä-dessus, M. Kuf
Ainsi les phénomènes les plus évidents, Ccombative dépend de trois B. — Beej, ferath fait de nouveau comparaitre Ost¬
les faits les plus incontestables qui incite- Bier, and Bett, viande, bièreet lit.= Le wald et Chamberlain Mais la causeest en¬
raient toute autre nation à un retour sur directeur du Times nous est dénoncé com- tendue! Haro sur les faux prophétes!
elle-méme, aboutiscent invariablement, en me un perfide manieur d’atfaires qui schéte — Loin de me contredire, M. Kufferath ne
Allemagne, à l’exaltation de la vanitéet de les conscienees et qui areuesiA se rendre lait qu’accnser l’antinorie des deux géné¬
l’orgueil national! Le Dr Hirschf-ld a un maitte de toute la presse anglaise C’est lui tations, de Tancienne Allemagr.e et de la
mot délicienx pour caractériser ce qui, se- qui a Gféchargé de triturer l’opivim par nouvelle. S’1 veut apporter à mes assertions
Ion Jui, fait le plus de tort aux Allemands, blique par des mensenges savamment dis un correctif cu un démenti, il deit chercher
c’est cequ’il appelle e leurs méthodes in tillés et de rendre sinsi la guerre Mamible ses tém ignages non pas chrz les vieille.
W ductivement pénétrantes, induktin eine anx veux des masses, wrar ancun homme garde de l’université et de la littérature „,
#dringende Methoden.= Meis tant pis pour epolitique ne peut aujourdhul se passer de que bafonent et renient la eune-Allemagne
les peuples qui re veulent point se somnet: eT’epnion pablique, ce qui eatt ereole et le Neues Vaterland mais parmi citte
enne Allemagne möme Cen’est pas le car.
e permis à Riehellen !
tie ares méthod-s Oule leur impotera,
M. Chamberlain a véritablement l’obses¬
caril faut tirer ces peuples de leur wéllo¬
Romam ROLLAND.
crité! C’est le devoir de l'Allemnagne! Les sion dumensonge universel Ou ment partout
Anglais en particulier paraissent au doce — sauf, bien entendu, en Allemagne! —
Aussi demandest-il une loi gontre le men¬
teur berlinois avoir besoin d’une rééduca¬
tion par ces méthodes inductivement péne¬
sopge, iIIa Jui faut tout de zuite, il faut
trantes: En dépit de son apparent vos¬
#gW’elle se lasse immédistement s, car 1
e mopolitime. A n’est pas de peuple qutseit importe pour la paix de l’Europe vque 1.
menteurs solent pendus! „
Maiser n’est pes teut: M II. S. Cham¬
1) Le Meurtre des I ies. Journal de Gene¬
berlain nous parle aussi de la überté alle¬
uin
vedune
Volf ia Kolnische Poistzeilung un ge Munde. V un prodult originals, nous aesn¬
le-t-il, et nous Pen croyons sans peineP Oü
décembre dernier.